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 Let's try to be friends ⊰ Pepper

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MessageSujet: Let's try to be friends ⊰ Pepper   Jeu 21 Mai - 1:54

Pepper ∞ Emrys
Let's try to be friends
Cela fait maintenant quelques jours que je ne l’ai pas vue. Lors de notre dernière rencontre, j’étais en service pour lui venir en aide. Elle était coincée dans un ascenseur avec une femme enceinte. Le fait de la voir dans une telle détresse et dans un tel état de panique m’avait profondément marqué. Elle s’était jetée dans mes bras en pleurant et je dois dire que sentir de nouveau sa chaleur m’avait fait un bien fou. Sur le moment. Le fait de la quitter par la suite m’avait laissé un profond sentiment de vide que je n’arrivais plus à combler. Elle me manquait. Terriblement. De plus en plus chaque jour. C’est une véritable torture de ne plus pouvoir la toucher, la sentir près de moi quand je dors, sentir sa chaleur à proximité de ma peau, son odeur si enivrante, ses lèvres si attirantes… Cette sensation de manque est atroce. Pourtant, je ne peux pas lutter contre. Après lui être venu en aide lors de mon intervention, on est allés boire un café ensemble pour décompresser et surtout parce que je n’avais pas envie de la quitter, pas après ce qu’on avait vécu dans cet ascenseur. Je ne pouvais pas me résoudre à la quitter si brutalement. Et après tout ça, je ne voulais plus la perdre de vue et qu’on redevienne de parfaits inconnus. C’était au dessus de mes forces. Je voulais garder un lien, même minime entre nous. Quitte à redevenir une simple connaissance ou un ami.

Mais quelles sont les limites de l’amitié ? Qu’est-ce qu’il est possible de faire ou ne pas faire ? Je la connais depuis toujours, même en étant de simples amis dans notre adolescence, on avait cette proximité, ces gestes tendres l’un envers l’autre. On a toujours fonctionné ainsi tous les deux. On a toujours été proches. Alors de quoi devons-nous nous contenter maintenant ? Je suis une personne assez tactile, j’ai besoin de ce contact avec les autres. Alors qu’est-ce que je suis censé faire avec elle ? Comment est-ce que je dois me comporter ? Est-ce que j’ai le droit de la toucher ? De la prendre dans mes bras pour la saluer comme je ferais avec n’importe quel autre ami ? Ou est-ce que je dois rester distant ? La saluer d’un geste de la main et basta ? Je n’en ai aucune idée mais je me torture l’esprit constamment depuis quelques jours avec tout ça. J’ai voulu qu’on reste au moins amis, mais je ne sais absolument pas comment me comporter avec elle. Si je laisse faire le naturel, je risque de l’embrasser pour lui dire bonjour…

Enfin bon, aujourd’hui, j’avais fini ma journée de bonne heure alors j’étais rentré chez moi en milieu d’après-midi. J’aurais pu faire une sieste parce que je me suis levé tôt ce matin, mais disons que le sommeil me fait défaut depuis un bon moment. Au lieu de ça, je me suis servi un grand café noir, comme à chaque fois que je cherche à recharger mes batteries. Assis dans mon canapé, ma tasse dans les mains, je zappais les différentes chaines de la télé en espérant trouver quelque chose de passionnant. Mais rien. Tout ce que j’avais en tête, c’était elle. Elle et toujours elle. Constamment. Je n’irais pas dire qu’elle m’obsède mais presque. Quand je n’ai pas l’esprit occupé, mes pensées vont obligatoirement vers cette femme si parfaite. Et si j’allais la voir ? Après tout, elle m’a proposé de venir la voir dans sa boutique. Bon, ce n’est pas vraiment une boutique mais bon. Je pourrais aussi l’inviter à aller boire un verre ou un café. En espérant bien sûr, que la conversation serait plus intéressante et surtout qu’elle vienne naturellement. Parce que mine de rien c’est difficile de trouver un sujet de conversation quand on évite la vie amoureuse de chacun et le sujet de mon boulot qui est assez sensible. Rajoutons à cela qu’on ne peut pas parler de nos familles, puisqu’il n’y a plus que Jay et mon père. Alors on a vite fait le tour. Motivé pour aller la voir, je terminais rapidement mon café avant de filer sous la douche.

Une fois prêt et habillé en civil, je sortis de chez moi pour rejoindre la plage de Bondi et sa boutique. Je trouvais une place de parking rapidement parce qu’il n’y avait pas grand monde. J’entrais dans la boutique pour me diriger vers le comptoir. Mais il n’y avait personne. C’est toujours vide comme ça ? Est-ce qu’elle arrive à avoir un assez bon chiffre d’affaires pour continuer à garder cette baraque ouverte ? Et il est où l’autre là ? Son collègue que j’ai un peu de mal à supporter… Oh pas qu’il soit méchant comme mec, c’est juste qu’il bosse avec elle, qu’il passe toute sa journée avec elle, alors forcément ça ne me plait pas. Autrement il ne m’a rien fait. C’est juste que… Je ne l’aime pas cet abruti c’est tout. Bref, il n’y a personne, pourtant elle doit forcément être là. Elle passe sa vie ici. N’en pouvant plus d’attendre je décidais de faire un tour à l’extérieur. Elle est peut-être en plein cours ? Où elle range du matériel ?

Je n’eus pas besoin de me poser plus de question qu’elle apparut dans mon champ de vision. Elle était en train de faire je ne sais quoi sur des jets ski. Encore de la mécanique ? De toute façon, qu’elle soit pleine de cambouis ou non, elle est toujours belle à mes yeux. Je m’approchais d’elle en souriant. « Quand tu n’es pas sur une planche de surf, tu as le nez dans le cambouis. » J’étais tellement content de la voir que je ne pouvais pas m’empêcher de sourire en la voyant. « T’es au courant qu’il n’y a personne à l’intérieur ? Si j’avais voulu, j’aurais pu prendre l’argent de la caisse et partir comme un voleur, tu as de la chance que je n’ai pas de vice caché. » Si jamais l’autre devait rester à l’intérieur, il en prendra pour son grade, bien fait. En même temps, je ne sais pas quelle heure il est. C’est peut-être fermé en fait. Ce qui expliquerait pourquoi il n’y a personne. Bref. Je m’approchais d’elle jusqu’à la prendre dans mes bras et la serrer contre moi pour la saluer sans parole. Arf… J’avais dit que le naturel reviendrait vite… Je n’ai même pas eu le temps de réfléchir que j’agissais déjà. Tant pis, il ne faut pas que je me démonte pour autant. Et surtout ne pas lui montrer que c’était un geste incontrôlé. Je la lâchais à contre cœur et jetais un œil à ce qu’elle faisait pour penser à autre chose qu’à l’envie obsédante que j’avais de l’embrasser. « Ça te dirait d’aller boire un verre ou un café, ou ce que tu veux ? » J’entrais directement dans le vif du sujet. Inutile de lui demander comment elle allait parce que je savais qu’elle allait me retourner la question et je n’avais aucune envie d’y répondre…

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MessageSujet: Re: Let's try to be friends ⊰ Pepper   Jeu 21 Mai - 23:28

Emrys ∞ Pepper
Let's try to be friends
A chaque jour suffit sa peine, disait ma mère dans les moments difficiles. Je n'avais jamais autant compris ce qu'elle voulait dire par là qu'au cours de cette dernière année. Je pensais savoir avant. Quand j'avais regardé l'adolescent que j'aimais fermer chaque jour la porte sur une autre fille et lui. Quand j'avais décidé de me lancer dans BSF avec cet ami que je connaissais depuis si peu de temps et envers qui j'avais une immense confiance pourtant. Quand nous avions travaillé avec trois fois rien, notre volonté pour seule arme, l'argent comme pire ennemi. Mais tout ça n'était rien. Tout ça n'était absolument pas difficile quand j'avais maman et Dan qui m'encourageaient tous les jours. Quand je m'endormais finalement avec toute la paix du monde au creux des bras d'Emrys et qu'il me promettait que personne ne nous enlèverait ce que nous avions l'un pour l'autre. C'était finalement facile, quand j'étais aimé par des vivants et que mes nuits ne se résumaient pas à de longues périodes d'insomnies entrecoupées de violents cauchemars.

J'avais fini par craquer récemment. Prise au piège dans un ascenseur alors que j'allais – comble de l'ironie – faire retirer mon moyen de contraception parce que je n'en avais plus l'utilité sans « lui » dans ma vie, tout était remonté à la surface. La peur m'avait littéralement pétrifié sur place, me plongeant dans un monde cauchemardesque où je mourrais noyée... Noyée. Si ça, ça n'était pas là encore plus ironique. Je travaillais dans l'eau. Je vivais dans l'eau. J'étais dans l'eau dès le lever du soleil, jusqu'à son coucher. Et ma plus grande peur, mes cauchemars quotidiens, portaient sur la noyade...

J'avais craqué dans ce foutu ascenseur et j'avais craqué devant le pompier venu pour nous sortir de là, moi et la femme enceinte qui n'avait pas supporté l'idée de l'enfermement, non plus. Un pompier qui – bien évidemment – n'était autre qu'Emrys Snow, mon Emrys, mon amour... Comment les choses auraient-elles pu être pire ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais je devais avouer que ça n'avait pas été si horrible que ça. Même si ça avait été dur, même si j'aurais préféré n'importe qui d'autre que lui dans cet espace confiné qui me traumatisait, j'avais presque pu faire la paix avec lui, presque pu réparer le mal que je lui avais fait lors de notre première visite après un an sans nous voir. Ça n'était toujours pas parfait, ça restait maladroit, mais nous avions décidé d'essayer d'être amis. « Redevenir » était le mot que nous avions employés, mais j'avais un mal fou à me dire que nous avions été amis avant. Je l'aimais depuis si longtemps. Je l'aimais depuis le jour où mes hormones avaient commencées à me taquiner et où les garçons n'étaient plus une espèce de fille bizarre avec un petit oiseau entre les jambes et un amour incompréhensible pour les sports de ballons. Je l'aimais depuis le tout premier câlin dont je pouvais me souvenir, avant même d'avoir su et compris ce qu'étais aimer un garçon. L'époque où nous étions juste des amis ? Je n'en avais aucun souvenirs. Je n'avais jamais voulu m'en souvenir. Parce que j'étais faites pour l'aimer, voilà tout...

Sauf que je n'en avais plus le droit. Je ne m'en donnais plus le droit. Je ne pouvais plus prétendre à l'aimer aussi déraisonnablement que c'était le cas en vérité, parce que je devais le repousser loin de mon cœur. Je devais le préserver du mal que je faisais aux gens que j'aimais et je devais me préserver du mal qu'il pourrait me faire en mourant inutilement, brutalement et... En mourant tout simplement. A notre avant dernière rencontre, il avait craché qu'il serait fier de mourir dignement en sauvant une vie... Quel idiot. Il n'y avait aucune dignité à mourir, que ce soit en sauvant quelqu'un ou en mourant tout seul dans son coin. Mourir par esprit d'héroïsme n'avait rien de plus digne que seul et malade dans un lit d'hôpital. C'était mourir et laisser derrière soit des gens brisés, voilà tout.

Poussant un soupir de dépit, je secouais la tête avant de me pencher un peu plus amplement sur le moteur du jet ski que j'étais en train de réviser. Le pauvre avait pas mal souffert des deux derniers idiots qui avaient loué les engins et s'étaient crus assez malins pour pouvoir jouer à se croiser et se recroiser, jusqu'à l'inévitable collision. Ces deux idiots avaient perdus leur caution, mais je n'étais pas certaine que cela suffirait à réparer les dégâts... Surtout si je ne pouvais pas les réparer moi-même. Pour la carlingue, un petit redressement ce week-end et un coup de peinture suffiraient, mais le moteur avait subi un coup et la fragilité de celui-ci rendait les dégâts difficiles à appréhender.

Une voix bien trop familière – et m'arrachant bien trop facilement des sourires – se fit entendre dans mon dos, clamant que j'étais toujours sur une planche ou dans l'huile de moteur. Je me tournais vers lui, souriante, lorsqu'il me demanda si je savais que la boutique était déserte et ouverte. Je regardais en direction de la baraque en bois et levait les yeux au ciel. « Et zut ! J'ai encore oublié de fermer... Adam a été amené la caisse à la banque et je devais fermer avant de chaîner les jets, mais j'avais oublié la chaîne dans le bureau et... Enfin bref, je suis re-rentré et je n'ai pas refermé. » Mais qu'est-ce qu'il s'en fiche, Pep's, me morigénais-je avant de me redresser, essayant mes mains salles sur mon mini-short en jean. Je mettais ce short et ce débardeur noir portant le logo de l'entreprise que pour travailler sur la mécanique. J'avais trop souvent tendance à m'essuyer les mains dessus pour que cela puisse se porter dans d'autres circonstances.

Avant que je ne puisse réagir, il en profita pour me prendre dans ses bras. Un geste somme toute naturel, qui me brisa le cœur autant qu'il me crispa. Une seconde et je posais mes mains sur son dos, lui rendant son étreinte, parce qu'au final, c'était toujours plus naturel que de ne pas réagir, toujours plus... Difficile, mais acceptable. Quitter son étreinte sans l'avoir touché à mon tour m'aurait brisé plus que de quitter son étreinte en la lui ayant rendu.

Il desserra finalement l'étreinte en premier, observant mon jet pour me demander si je voulais aller boire quelque-chose. Je souris doucement, un peu mal à l'aise, mais consciente que c'était, après tout, ce que faisaient les amis. « J'adorerais », lui assurais-je, pas vraiment certaine moi-même, mais sachant que c'était la seule et unique bonne chose à faire pour effectivement devenir son amie. Comme je le lui avais dit, seuls les premiers temps seraient difficiles, non ? Après ça, tout serait beaucoup plus facile, non ? « Mais des idiots se sont amusés à casser mes machines », expliquais-je en montrant le jet ski sur lequel je travaillais. « Je dois vraiment finir ça avant de pouvoir partir, mais si tu peux patienter un petit peu... Tu pourrais toujours m'être utile ! »

C'était une mauvaise idée. Par le passé, ce genre de proposition finissaient toujours dans mon bureau, verrouillé et sans beaucoup de vêtements pour faire barrière à nos étreintes... Mais ça n'arriverait pas aujourd'hui. Pas aujourd'hui...

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MessageSujet: Re: Let's try to be friends ⊰ Pepper   Sam 23 Mai - 0:02

Pepper ∞ Emrys
Let's try to be friends
La voir travailler avait toujours été un immense plaisir pour moi. La regarder tout court en fait. Mais la voir aussi concentrée sur la tâche qu’elle devait accomplir m’avait toujours amusé. Elle n’aimait pas mon boulot, le considérant trop dangereux, ce que je peux comprendre. Il m’arrive de perdre des collègues sur certaines interventions, mais c’est quand même assez rare, on connait les risques alors on fait tous attention. Cependant, il est vrai que je suis moins précautionneux qu’avant, beaucoup plus téméraire depuis qu’elle ne fait plus partie de ma vie, depuis qu’elle ne m’attend plus le soir et depuis que je ne lui promets plus de revenir entier pour elle. Maintenant, j’y vais un peu sans réfléchir et advienne que pourra. Ma priorité est de sauver la personne en danger. Mon bien-être passe après tout le reste. J’aime mon travail, j’aime me sentir utile et venir en aide à autrui.

Mais Pepper aime également son travail et ça se voit. Elle est passionnée et elle est toujours radieuse quand elle bosse sur ses machines ou même quand elle aide les clients. J’aimais bien passer du temps ici au lieu de me reposer après une nuit de garde à la caserne. Il m’arrivait même de m’endormir dans un coin de temps en temps quand mon corps ne tenait plus le rythme que je lui imposais. Mais c’était plus fort que moi, je voulais passer tout mon temps libre avec elle parce que je m’ennuyais tout seul à la maison. J’aimais la voir souriante et toujours très professionnelle. Seule ombre au tableau, son collègue. Il n’a jamais été méchant envers moi. Il ne s’est jamais montré désagréable. Mais ma jalousie maladive a fait le reste. Je n’aimais pas sa façon d’être avec Pepper. Quand bien même je sais qu’il plaisantait. Ça m’a toujours agacé de l’entendre utiliser des petits surnoms un peu trop affectifs à mon gout. Je n’ai jamais supporté qu’il l’approche de trop près. Ce sentiment de jalousie s’est encore plus amplifié depuis que Pepper a rompu. Je ne le supporte tout simplement plus. Alors évidemment que je l’ai enfoncé à peine arrivé. J’ai toujours été comme ça avec les hommes qui tournaient un peu trop autour d’elle. Je me sens obligé de me montrer désagréable ou de les enfoncer encore et toujours.

Une fois de plus, ça n’avait pas manqué. Pourtant, elle se justifia en précisant que c’était de sa faute à elle parce qu’elle avait oublié de fermer. Son cher collègue s’était occupé d’amener la caisse à la banque alors qu’elle devait s’occuper de la fermeture. Soit. Elle commença ensuite à partir sur des détails qui justifiaient cet oubli de sa part. « Ce n’est pas un drame non plus. Il n’y a pas mort d’homme. » Inutile qu’elle se prenne autant la tête pour si peu, ce n’est pas comme si un type s’était emparé de la caisse à cause de sa négligence. Mais ce qui attira mon regard, c’était ce mini short qu’elle portait toujours quand elle bricolait. Ce mini short qui me rendait dingue à chaque fois que je la voyais dedans parce qu’il dévoilait ses longues jambes si parfaites. Ce mini short que je lui avais retiré un nombre incalculable de fois dans son bureau. Ce mini short que je ne voulais plus lui rendre après nos ébats… Oui, CE fameux mini short que je ne peux plus toucher à présent.

Je n’avais pas pu m’empêcher de la prendre dans mes bras pour la saluer. C’était venu tellement naturellement que je n’avais pas pu me retenir. Un geste qui peut sembler extrêmement banal pour des amis ou de la famille – je prends toujours Jay dans mes bras quand je la vois – mais tellement particulier pour nous. Un geste naturel toujours accompagné d’un baiser pour finaliser le bonjour. Mais pas aujourd’hui. Plus maintenant. Alors j’avais fini par la lâcher pour aller droit au but et l’inviter à aller boire un verre. J’avais ponctué le tout d’un sourire pour essayer de la convaincre de m’accompagner. C’est ce que font des amis non ? Des amis sortent de temps en temps pour aller dans un bar ou au cinéma ou n’importe où ailleurs sans que ce ne soit un rendez-vous n’est-ce pas ? Mon dieu, avec elle j’ai l’impression de ne plus connaitre les bases d’une simple amitié avec n’importe qui. Cependant, j’étais heureux de constater qu’elle accepta mon invitation. J’espérais juste que la conversation serait plus florissante que la dernière fois. Mais elle ajouta que des clients avaient cassé ses engins en me montrant justement l’étendue des dégâts. Curieux, je m’approchais de la machine et m’accroupissais pour regarder de plus près. Elle continua sur le fait qu’elle devait finir ce qu’elle était en train de faire avant de pouvoir partir et me proposa carrément de l’aider. Vraiment ? Comme avant ? Sauf qu’à chaque fois que je l’aidais en mécanique ou pour une quelconque tâche, ça finissait toujours de la même façon. L’un des deux cherchait l’autre, le barbouillant de cambouis par exemple et finalement l’appel de la chair était plus fort que tout. « D’accord. » Et j’avais pleinement accepté en connaissance de cause… Et avec un sourire de surcroit. « Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? »

Ainsi accroupi j’étais à hauteur de ses jambes et c’était très difficile pour moi de les quitter des yeux, mais je portais finalement mon regard sur le jet endommagé. J’approchais mon visage de plus près pour tenter d’analyser les causes d’un tel impact. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Parce que bon, dans l’eau c’est difficile d’obtenir ce genre de dégât. « Des petits jeunes ont voulu faire les malins et se sont percutés ? Ou alors ils ont tapé un rocher ? » Quoi d’autre ? Ne tourne pas la tête et reste focalisé sur la machine devant tes yeux Emrys, ne pense pas aux longues jambes de Pepper juste à côté de toi… C’était vraiment difficile de lutter contre mon irrépressible envie de les regarder, de les toucher… De faire plus qu’un simple ami…

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MessageSujet: Re: Let's try to be friends ⊰ Pepper   Dim 24 Mai - 17:51

Emrys ∞ Pepper
Let's try to be friends
Ça n'était pas possible. L'amitié, entre nous, n'était pas possible. J'en étais convaincue. Du moins pas pour moi. Je l'aimais trop. Seigneur, comme je l'aimais toujours aussi déraisonnablement qu'avant. Je l'aimais à en mourir. Je finirais par en mourir, d'ailleurs, parce que c'était tout ce qui m'attendait, finalement. Mourir d'amour pour lui ou mourir de désespoir parce qu'il aurait failli à cette promesse faite il y a longtemps de ne jamais mourir au travail. Il m'avait juré. Il m'avait juré des années durant, le jour de son intégration à la caserne et tous les jours qui avaient suivi, chaque fois que j'avais eu peur, chaque fois que j'avais pleuré après un grave accident, chaque fois que j'avais hurlé après un reportage sur un sur accident ayant blessé des pompiers en action. Il m'avait promis chaque fois. Pourtant aujourd'hui, je n'avais plus aucun droit de lui demander d'être prudent, de lui faire promettre de toujours aller bien... et la fin de ce droit allait me tuer.

J'étais une fervente croyante de l'amour. Je l'avais toujours été. Avec lui dans ma vie, j'y avais cru avec d'autant plus de force et il était mon premier et mon unique amour. Je l'aimais depuis toujours. J'étais amoureuse depuis mon adolescence, j'étais à lui depuis mes seize ans. Ma vie entière s'était composée avec lui. Alors aussi mélodramatique que cela puisse paraître, je savais depuis toujours que je ne lui survivrais pas bien longtemps. J'étais déjà une épave sans lui, une loque maladive et sans autre but que celui de faire fleurir son entreprise. Et pour quoi ? Gagner une fortune que je ne dépensais pas de toute manière ? Tout mon argent passait dans le maintien du matériel, l'achat de nouveaux engins et tout l''excédent finissait sur un compte dans lequel je ne tapais jamais, ayant déjà largement assez pour vivre avec le peu de pourcentage que je mettais sur mon compte courant. Je me disais que ça ferait le bonheur des enfants de Jay. Quand le moment serait venu, quand ses enfants iraient à l'université, je leur donnerais tout. Je payerais leurs études. Comptant même, si je continuais sur ma lancée. Je pourrais même payer pour les enfants de Rhys quand il en aurait avec le nouvel amour de sa vie. Moi, je savais que je n'aurais pas d'enfants. Pas sans lui. Il était le seul père que je voulais pour mes enfants et je ne l'aurais plus jamais. Je n'avais aucune vie. Tout ce que j'avais, c'était l'image que je donnais. Pour mon entreprise, pour qu'Adam et notre employé, les clients, ne voient rien. Et pour Jay. Parce que Jay devait croire que j'allais bien. Mais dans le fond, je savais. Je ne faisais que survivre, jusqu'au moment où je perdrais définitivement Emrys. Je tenais parce que je savais qu'il était vivant. Je savais que je le suivrais le jour où il irait dans la tombe. Vivre sans lui était déjà difficile et respirable uniquement parce que je savais qu'il était en vie. Un monde sans lui n'était pas vivable. Sans lui, je serais comme ces vieilles dames qui perdent leur amour de toujours. Je glisserais, inévitablement, jusqu'à la mort...

Emrys m'assura que ça n'était pas grave pour la fermeture du bâtiment, qu'il n'y avait pas mort d'homme non plus et je lui souris doucement, remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille. Heureusement qu'il m'avait ramené dans la réalité, à trop penser, j'aurais fini par me mettre à pleurer. J'aurais été ridicule. Je pleurais déjà bien assez toute seule, tout le temps à cause de notre histoire. Inutile de lui infliger ce spectacle-là. Non, je devais continuer à jouer ma belle comédie et à prétendre que j'étais heureuse dans ma vie. Même si je ne l'étais réellement que lorsque je me trouvais dans l'eau, à l'abri dans mon élément... Un élément qui hantait tout de même mes nuits pour y devenir objet de cauchemar... Dieu j'allais devenir folle à avoir autant d'amour et de hantise pour cet élément qui m'avait accompagné, lui aussi, toute ma vie.

Je lui proposais de m'aider pour qu'on puisse aller boire ce verre et il me l'accorda avec un sourire auquel je ne pus que répondre, alors qu'il me demandait ce que je voulais qu'il fasse. Lutter contre mes pulsions premières était très dur dans cette situation, moi debout devant mon jet, lui accroupi à côté de moi. Dans un autre temps, dans une autre situation, j'aurais glissé une main à l'arrière de son crâne, entremêlant mes doigts à ses cheveux, caressant sa tempe tout en continuant à parler, mine de rien. Il aurait souri et répondu à mes mots, poussant sa tête dans ma main pour approfondir la caresse, aurait embrassé mon genou, ma cuisse et peu à peu, les choses auraient dérapé... Je devais lutter si fort pour ne pas laisser les souvenirs me prendre et déposer mille frissons sur ma peau. Je devais lutter si fort pour ne pas fondre rien qu'à l'idée de nos corps à corps.

Habitué à me voir travailler, à m'entendre râler pour telle ou telle idiotie d'un client ou d'un autre... habitué à ramasser les blessés sur ce genre d'idioties, Emrys connaissait bien le genre de dégâts visible sur le jet. Il ne tarda pas, d'ailleurs, à me demander comment s'étaient déroulés les événements, proposant les deux uniques options possibles : la collision mutuelle ou le rocher. « Le zig zag/boom habituel », soupirais-je en attrapant une clé dans ma caisse à outil. « Ils ont échappé à ma surveillance dix secondes et ils en ont profité pour partir en tombe. Le temps que je les rattrape, ils se rentraient dedans. J'espère juste que le moteur n'a rien », dis-je en me penchant vers la lucarne qui me permettait d'accéder au précieux. « S'il est intact, la caution devrait suffire à payer les dégâts, sinon... » Je soupirais de nouveau, me mettant à genou à côté de lui pour avoir un meilleur accès au moteur. « Sinon, on perdra du bénéfice... » Ça n'était pas le plus important en fait, du moins pas pour moi. Il y a longtemps que je ne travaillais plus pour gagner de l'argent. Avant, oui. Quand j'étais avec Emrys, je voulais gagner ma vie pour qu'on puisse avoir une très belle vie, mettre nos futurs enfants à l'abris et ne pas s'inquiéter de l'avenir. Aujourd'hui, je travaillais juste parce qu'il fallait que je m'occupe l'esprit. Coûte que coûte, il fallait que mon cerveau soit toujours actif et pour autre chose que pour réfléchir. Alors faire du bénéfice ou pas, je m'en fichais. En plus, on en faisait toujours assez. Non, en fait, c'était plutôt mon ego qui en avait pris un coup – parce qu'une seconde d'inattention avait conduit à l'échappée de ces deux garnements – et mes précieuses bécanes.
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MessageSujet: Re: Let's try to be friends ⊰ Pepper   Ven 29 Mai - 2:33

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Plus je la regardais, plus j’avais envie de la prendre dans mes bras, de la serrer contre moi, de sentir sa chaleur, sa douceur, son odeur enivrante… J’avais envie de glisser mes doigts dans ses cheveux, de laisser mes doigts parcourir sa peau, de sentir son souffle sur mon visage, ses lèvres sur les miennes… Mon dieu. Comment je vais faire ? Comment est-ce possible de rester tranquille à côté d’elle alors que je meurs d’envie de lui sauter dessus. Comment la regarder dans les yeux quand elle me parle alors que ses lèvres attirent irrémédiablement les miennes ? Comment aborder un sujet de conversation banal alors que dans ma tête, je vois et revois sans cesse nos folies dans son bureau. Comment rester concentré avec toutes ces images qui n’ont absolument rien de prudes qui me viennent en tête ? Comment rester de simples amis avec tout ce qu’on a vécu… Comment lui résister… C’est juste impossible.

Et pourtant, je vais devoir m’efforcer d’y arriver. Parce que c’est moi qui lui ai demandé. Peut-être de manière un peu trop désespérée, mais cette idée vient de moi. Alors je dois tout faire, même si ça va à l’encontre de ce que je ressens et de ce que je veux réellement faire, pour m’y tenir, à cette amitié. Je préfère lutter chaque jour contre l’irrépressible envie de la serrer contre moi plutôt que de la perdre totalement. Je ne peux pas vivre si elle ne fait pas partie de ma vie. Alors tant pis, je préfère m’efforcer d’agir en ami et de la côtoyer le plus souvent possible plutôt que de la voir disparaitre de ma vie. Je l’ai déjà perdue de vue pendant un an, je ne pourrais pas supporter que ça recommence. Cette fois, je n’y survivrais pas. Sa présence à mes côtés est vitale pour moi. Sans elle… Je me meurs, tout simplement.

La voir sourire était juste un bonheur inqualifiable. Son sourire était un remède efficace contre toutes les pensées noires. Un vrai miracle de la nature. La voir, le sourire aux lèvres, est tellement communicatif, qu’on est – que je suis – obligé de sourire également. Mais rester concentré sur ce qu’elle raconte – si elle parle parce que je n’en suis pas sûr – relève de l’exploit dans la position dans laquelle je me trouve. Accroupi, près du jet endommagé, et surtout à quelques centimètres de ses longues jambes… seigneur, dans un autre temps, je n’aurais même pas cherché à résister longtemps, j’aurais immédiatement caressé sa peau à proximité de moi, jusqu’à me rapprocher pour lui embrasser ses genoux, ses cuisses… Bref ! La situation aurait été toute autre. Et je devais actuellement lutter fermement contre mon instinct et cette envie que j’avais de rendre mes pensées concrètes.

Alors pour tenter de reprendre contenance, j’avais commencé à aborder le sujet du jet, à savoir ce qui avait pu le mettre dans cet état-là. A part le rocher ou deux imbéciles, je ne voyais pas d’autre option pour expliquer les dégâts. Elle confirma mes dires et l’option des deux jeunes chauffards en récupérant une clé dans sa boite à outils. Elle m’expliqua alors la situation. C’est dingue, on tourne les yeux cinq secondes et c’est à ce moment que les jeunes font des conneries. Comme quoi, on ne peut jamais avoir confiance si on ne les surveille pas… Je m’étais approché de l’engin pour examiner les dégâts et je reculais légèrement lorsqu’elle se pencha à son tour dessus, me retrouvant alors si proche d’elle… A tel point que je sentais la chaleur de sa peau à proximité de la mienne. A tel point que j’avais cessé de respirer pour la regarder. Elle était tellement concentrée sur sa machine, son dos à quelques centimètres de mon torse… Ses jambes si proches des miennes… Je ne l’écoutais plus vraiment, j’étais presque hypnotisé. Elle mentionna une caution, puis du bénéfice. Je ne fis pas trop le lien, j’étais complètement ailleurs. Je m’imaginais déjà dans son bureau…

Des tonnes d’images me venaient alors en tête. Je me voyais déjà lui retirer son fameux short, son t-shirt puis ses sous-vêtements. Inconsciemment, ma main se rapprochait d’elle mais avant de la toucher, je repris mes esprits en secouant la tête. Merde Emrys, ressaisis toi ! Et de quoi on parle là ? Voilà que je suis perdu. En même temps, je n’ai pas écouté un traitre mot de ce qu’elle a dit. Il me faut de l’air, je vais étouffer ! Tu es déjà dehors. Je me relevais alors pour me mettre debout à côté de la machine, m’éloignant d’elle de quelques petits centimètres. Là, je pus de nouveau respirer sans avoir toutes ces images malsaines en tête. « Et tu crois que les dégâts sont importants ? Je veux dire, c’est réparable ou il faut carrément remplacer les jets ? » J’avais l’impression que cette question était stupide. Mais en même temps je me trouvais tellement bête actuellement. Après, tout dépend de la vitesse à laquelle ils étaient quand ils se sont percutés. C’est comme pour les accidents de voiture… Je passais une main derrière ma nuque, à la base de mes cheveux, limite nerveux. Il faut que je me ressaisisse. « C’est dingue, les jeunes d’aujourd’hui ne sont même pas capables de faire attention au matériel qui ne leur appartient pas. Toujours à faire des conneries, c’est plus fort qu’eux. » Je ne compte même plus le nombre d’interventions que j’ai dû effectuées à cause de jeunes inconscients. Mais bon, n’évoquons pas mon boulot. « Et qu’est-ce que tu veux que je fasse du coup ? Parce que je t’ai posé la question mais… » Je me mis à rire légèrement, me rappelant qu’elle ne m’avait pas répondu lorsque je le lui avais demandé. Je veux bien me rendre utile, mais pour faire quoi ? Est-ce qu’elle a besoin que je soulève des trucs ? Que j’aille lui chercher quelque chose ? « Parce que je ne vais pas rester à te regarder sans rien faire. » Même si l’idée de ne plus la quitter des yeux ne me dérange pas le moins du monde…

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MessageSujet: Re: Let's try to be friends ⊰ Pepper   Lun 1 Juin - 0:56

Emrys ∞ Pepper
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C'était réellement difficile de faire comme-ci. Je prétendais corps et âme que je l'avais quitté parce que la peur de le perdre avait fini par avoir raison de mon amour, de mon attirance pour lui, mais c'était totalement faux. La vérité était que je l'aimais toujours autant, que j'étais toujours plus attirée par lui, à chaque jour loin de ses bras. Alors non, rien dans toute cette situation n'était facile. Avant, c'était souvent nos corps qui guidaient. Nous faisions des choses, je bricolais et il se moquait en se tenant à disposition en cas de besoin, comme maintenant, mais ensuite, nos corps guidaient, les gestes étaient naturels, irréfléchis, inconscient, jusqu'à ce qu'on se retrouve l'un sur l'autre, à nous embrasser passionnément pour propager un feu qui ne cessait jamais de brûler. J'avais réellement pensé que cette année de séparation tuerait le feu, qu'il pourrait sans mal se raviver à son contact, mais qu'il pourrait être noyé sous un tas de cendres. La vérité était toute autre. Le feu était bien là, toujours présent, toujours ardent.

Semblant sortir de ses pensées, il se releva soudainement, s'éloignant de moi de manière peu discrète, me demandant si je pensais que les dégâts étaient vraiment importants, assez pour devoir remplacer les jets. Je soupirais en regardant le moteur et en fourrant ma main dans la machine pour aller vérifier ce qui m'inquiétais. « Celui-là a pas mal souffert, mais rien qui ne nécessitera l'oeuvre d'un mécano », dis-je en ressortant ma main pleine de graisse de moteur de l'engin pour remettre le panneau en place. « Ça va me prendre un moment, cependant et il faut que je commande de la peinture. Il est donc hors service jusqu'à ce week-end, au moins. » De toute façon, les deux le seraient, mais je voulais vraiment vérifier le second avant de me prononcer dessus.

Il s'exclama ensuite sur les jeunes d'aujourd'hui, s'exclamant qu'ils ne faisaient attention à rien, pas même à du matériel loué. Je souris malgré moi en me plaçant devant le second engin. Il avait plus pris plus de dégâts que le premier. Un vrai massacre, mais j'avais encore l'espoir de pouvoir le réparer sans aide. L'espoir fait vivre, disait-on, après tout. « Je dirais plus que c'est les gens en général », contrais-je en soupirant. « Parce qu'ils payent, ils pensent avoir tous les droits. Et le pire, c'est que lorsqu'ils abîment le matériel, ils réclament encore qu'on leur rende la caution sous prétexte qu'ils ont payé pour louer l'engin et que c'était leur droit d'être imprudent au risque d'abîmer quelque-chose. » Je soupirais. Les clients... Les gens que j'aimais et détestais le plus au monde dans mon métier. Ils pouvaient être ma seule source de joie depuis que j'avais quitté Emrys, comme mon pire cauchemar, quand ils ne prenaient pas soins de mes bébés.

Rhys me demanda ensuite ce que je voulais lui faire faire, puisque je ne lui avais toujours pas donné d'indication sur ce qu'il pouvait faire. Je lui offris un petit sourire, avant de commencer à défaire le cache du second jet. « Tu peux te mettre sur le siège et quand je te le dirais, mettre le contact ? S'il te plaît ? » J'allais avoir besoin de voir la réaction du moteur en action, car j'avais bien peur que lui, contrairement à son comparse d'infortune, n'ait pas aussi bien encaissé le choc. « Je suis désolée, je n'ai rien de bien intéressant à te faire faire... Je comprendrais si tu t'ennuis trop, tu sais », dis-je sans oser le regarder, essayant délibérément de rester concentré sur mon oeuvre. J'avais dit oui pour aller boire quelque-chose avec lui, mais en mesurais-je seulement la portée ? Notre dernier café n'avait rien eu de facile. Je lui avais promis qu'il nous fallait juste un temps d'adaptation, mais quand on y réfléchissait, chaque moment de proximité était une souffrance et les discussions habituelles des amis étaient des sujets interdits pour nous. Alors quoi ? Vers quoi cela allait-il nous mener ? Sérieusement ?
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MessageSujet: Re: Let's try to be friends ⊰ Pepper   Lun 1 Juin - 3:07

Pepper ∞ Emrys
Let's try to be friends
J’avais préféré prendre mes distances avant de faire un geste déplacé. Je l’avais senti venir alors j’avais pu le contrôler. J’avais senti ma main se lever pour aller toucher son dos, mêler mes doigts dans sa chevelure blonde. J’en avais eu tellement envie que j’avais pu me ressaisir avant de commettre quelque chose que j’aurais surement regretté par la suite – ou pas. La toucher n’était pas le réel problème. C’était plutôt sa réaction que je craignais. Elle avait rompu, elle ne voulait donc plus de contact physique avec moi. Ce n’est pas ce que font les amis, même si pour moi les limites de l’amitié ne sont pas clairement définies. Je ne veux pas qu’elle considère mes gestes comme déplacés. Je ne veux pas qu’elle me rejette totalement parce que je ne sais pas me contrôler. Si elle m’a quitté c’est qu’elle ne veut plus de ça alors je dois respecter sa décision même si l’envie de l’embrasser ou lui faire l’amour dans son bureau me démange à un point inimaginable. Je dois lui montrer que je sais me contrôler et que je ne vais pas craquer comme un vulgaire adolescent en pleine puberté.

Alors pour éviter le drame, je m’étais levé. Peut-être un peu trop précipitamment, mais il fallait que je prenne immédiatement mes distances. J’avais même glissé mes mains dans les poches arrière de mon jean pour éviter le moindre geste involontaire de ma part. Je peux résister, même si ma présence et la situation actuelle me rappellent tellement de souvenirs… A chaque fois que je lui donnais un coup de main, ça finissait toujours de la même manière, dans son bureau et sans vêtements. J’ai beau me concentrer sur ce qu’elle fait, sur ce qu’elle dit, ce genre de souvenirs afflue toujours dans ma tête, je ne vois que ça, je n’entends que ses gémissements… Stop ! Ça suffit maintenant. Du coup, je tentais de m’intéresser au vrai problème, les jets endommagés. Elle soupira à ma question et plongea sa main dans la machine directement. Elle m’expliqua ensuite l’état de celui qu’elle avait sous la main – ou plutôt dans lequel elle avait la main. Il était pas mal amoché mais de ce que je comprenais, elle pouvait le réparer elle-même. Elle ressortit sa main pleine de graisse du jet et je récupérais un chiffon dans la boite à outil pour le lui donner. Réflexe d’antan. Elle affirma qu’elle allait devoir passer beaucoup de temps dessus pour le réparer et qu’elle allait devoir commander de la peinture. Ça lui fait donc un jet en moins pour une bonne semaine. Donc moins d’argent. Enfin, ça lui coutera toujours moins cher que de l’envoyer en réparation.

Ces jeunes ne sont même pas conscients de la valeur des choses, c’est vraiment désespérant. Elle quitta le premier jet pour aller se poster devant le second. Cependant elle ajouta à mon raisonnement que ce ne sont pas uniquement les jeunes qui sont stupides, mais les gens en général. Elle argumenta sur le fait que le client était roi et que de ce fait, ils se croient tous tout permis. La dure loi du commerce. Ils ne savent pas reconnaitre leurs erreurs et leur mauvaise foi les contraint même à réclamer le retour de leur caution quand ils abîment le matériel. Je soupirais, détendant mes épaules. « Jamais je n’aurais pu bosser dans le commerce. Je n’aurais pas eu de patience avec les clients chiants. Je ne sais pas comment tu fais. » Je suis peut-être quelqu’un de calme, en apparence, mais je suis également impulsif et borné alors si un client me prenait la tête sur telle ou telle chose, je ne suis pas sûr que je pourrais garder mon calme bien longtemps. Certains sont vraiment sans gêne. Je me souviens même qu’une fois j’étais ici – pour changer – et j’aidais un peu Pepper comme je le pouvais. Quand j’ai entendu qu’un client s’énervait contre elle, je n’avais pas pu m’empêcher d’intervenir et de le foutre dehors que ça plaise ou non à qui que ce soit. A cette époque – et même encore maintenant – je ne tolérais pas qu’on lui parle mal ou qu’on élève la voix face à elle. J’avais réagi sans réfléchir, impulsivement, comme toujours quand elle est concernée.

Pour la seconde fois, je lui avais demandé ce qu’elle voulait que je fasse, parce que la première fois elle avait zappé de me répondre. Je veux bien l’aider, il n’y a pas de problème, mais il faut juste qu’elle me dise quoi faire. Ce n’est pas vraiment mon élément, même si avec toutes mes années passées ici, je gère plutôt bien maintenant. Mais bon, c’est elle le chef ici, c’est elle qui prend les décisions. Elle se mit à sourire et retirait le cache du jet devant elle. Elle me demanda alors de m’asseoir sur le siège et de mettre le contact à son signal. « Bien sûr. » Je hochais la tête tout en lui répondant et j’avançais déjà vers l’engin mais avant de monter dessus, sa réplique suivante me coupa dans mon élan. Elle s’excusa. Elle était désolée de ne pas avoir quelque chose d’intéressant à me faire faire et commençais à parler de mon potentiel ennui… N’importe quoi. Elle était penchée sur son moteur, moi derrière elle, ne comprenant pas ce soudain désarroi. Elle n’avait jamais supposé que je m’ennuie avant. Ce n’est pas parce que nos relations ont changé que ce sera le cas à présent. Alors sans réfléchir, instinctivement, j’attrapais son bras pour la forcer à se lever et je la tournais dans mon sens pour qu’elle me fasse face. Et puis, dans la manœuvre, je posais mes mains sur ses joues pour attraper son visage. Autre réflexe. « Pepper, je ne peux pas m’ennuyer quand tu es avec moi. Ne t’excuse pas inutilement. Si je peux t’être utile en quoi que ce soit alors ça me fait plaisir. » J’agrémentais le tout d’un sourire pour appuyer mes paroles.

Mais là, son visage et son corps si près du mien… J’étais ailleurs. Dans un autre temps. A une autre époque. Mon regard ne quittait pas le sien, mes mains ne quittaient pas sa peau. Je ne voulais plus la lâcher. De nouveau, mon corps s’embrasa. Je pouvais sentir son souffle sur mon visage, sa peau chaude sous mes doigts… Seigneur. Je ne pensais plus à rien. J’en oubliais presque où je me trouvais. Le temps venait de s’arrêter. Il n’y avait plus qu’elle, j’étais littéralement hypnotisé. Peu à peu mon regard quitta le sien pour atteindre ses lèvres. Ses lèvres qui m’appellent depuis si longtemps… Ma conscience avait foutu le camp. Sans que je ne m’en rende compte mon visage s’approchait du sien, comme un aimant. Irrésistiblement attiré. Sans pouvoir lutter. Sans avoir envie de lutter. C’était plus fort que moi et ce qui devait arriver, arriva. Je sentis bientôt ses lèvres sur les miennes. J’en avais tellement envie que ça me faisait un bien fou et instinctivement, je l’embrassais comme autrefois. Un baiser passionné, assoiffé, brûlant. Un réflexe, encore une fois. Je ne pouvais pas vraiment me contrôler.

Réalisant ce que j’étais en train de faire après quelques secondes – minutes ? – je quittais vivement ses lèvres comme si je venais de me brûler. Je lâchais immédiatement son visage, reculant même de quelques pas. Et merde ! « Je suis vraiment désolé. » Qu’est-ce que je pouvais dire d’autre ? Je venais de faire une belle connerie par pur automatisme et je le regrettais déjà amèrement – même si au fond de moi ce n’était pas le cas. Je passais une main sur ma nuque, gêné comme un foutu adolescent qui venait de voler un baiser à sa meilleure amie. « Euh… je… je vais… » Je vais quoi ? Faire ce qu’elle m’a demandé. Alors sans rien ajouter de plus, j’allais m’asseoir sur le jet, tentant de reprendre contenance. « Vas-y. » Fais ton truc, occupe toi du moteur que je puisse me rendre réellement utile et pas tout foutre en l’air. C’est le début de notre nouvelle amitié, je peux avoir quelques loupés non ?

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MessageSujet: Re: Let's try to be friends ⊰ Pepper   Ven 5 Juin - 0:34

Emrys ∞ Pepper
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Il fallait que je me concentre. Qu'importe la tentation. Il fallait que je reste concentrer sur les jets. Je n'avais aucun droit de craquer. Heureusement, pour l'instant, il se tenait à bonne distance et la discussion tournait autour d'un sujet parfaitement anodin, ce qui était parfait pour rester concentré sur ce que je faisais et non sur sa bouche et son corps si tentant.

Emrys soupira, avouant qu'il ne savait pas comment je faisais pour supporter ce monde qu'étais celui du commerce, que lui n'aurais jamais réussi à supporter les clients. Je lui souris en retour, amusé. « C'est vrai que mes clients ne sont pas souvent aussi reconnaissants pour ce que je fais pour eux que peuvent l'être les gens à qui tu portes secours », avouais-je à mon tour, m'étonnant moi-même d'arriver à le dire si facilement, sans fourcher ou sans avoir mal. « Mais je m'amuse. La plupart du temps, mon boulot consiste à être sur une planche ou aux commandes d'une machine que j'aime. Combien de gens ont la chance d'être payés pour s'amuser ? Et combien d'entre eux ont la chance de pouvoir réellement s'amuser parce qu'ils sont leur propre patron ? » Je mesurais sans mal la chance que j'avais, parce que je savais aussi combien d'énergie, de temps et d'argent j'avais mis dans cette aventure. J'avais suée, littéralement et métaphoriquement, pour que cela fonctionne et pour que je puisse exercer un métier où la plupart de mon temps était consacré à m'amuser dans l'eau. Je pouvais tolérer que la contrepartie soit des clients peu reconnaissants.

Alors que je m'excusais de ne pas avoir grand-chose d'intéressant à lui faire faire tandis que je bricolais, il se coupa dans son élan vers le jet et se tourna vers moi, s'approchant si près que j'en eue le souffle coupé, posant ses mains sur mes joues, m'assurant que tant qu'il était avec moi, il ne pouvait pas s'ennuyer et que tout ce qui pouvait m'être utile était son plaisir. Comme toujours avant notre séparation, sans doute plus intensément encore qu'à l'époque, ces simples mots, ce simple contact, pourtant si chaste, déclenchèrent une vague de palpitations dans ma poitrine, alors que mon corps s'embrasait. J'avais tant eu besoin de savoir qu'il était là pour tout et n'importe quoi, par le passé. J'avais tellement compté sur lui toute ma vie et tellement plus depuis mes seize ans. Notre histoire avait été de ses grandes histoires qu'une grand-mère raconte avec passion et nostalgie. Notre histoire était censée durer toujours, jusqu'à notre dernier souffle. Un souffle que nous aurions rendu ensemble, parce qu'une vie sans lui me semblait impossible. Et pourtant, depuis un an, je vivais sans lui. Depuis un an, je vivais en enfer, mon enfer. Un enfer créé de toute pièce par mes mains. Depuis un an, je vivais l'impossible. Et je devais l'avouer, je mourrais à petit feu. Surtout maintenant quand il me touchait, quand je savais que plus nous était interdit... Par ma faute.

Et puis, tout d'un coup, je sentis ses lèvres sur les miennes. Je me figeais, crispée comme jamais, alors que sa langue caressa ma lèvre, demande silencieuse et trop connue pour un baiser plus profond, plus intime et plus assoiffé. Et en un quart de seconde, mon corps eut une réaction. Plus rapide que mon esprit, il fit la seule chose pour laquelle il était conditionné et lui offrit l'accès à ma propre langue, l'accès à ce baiser fougueux dont nous avions tous les deux besoins malgré l'interdit que j'imposais. Mes mains se posèrent sur ses hanches, alors que nos corps se rapprochaient et que je me faisais violence pour reprendre le contrôle de moi-même.

Il le fit en premier, s'arrachant à notre étreinte aussi brutalement que si une décharge nous avait traversée, s'excusant. Je restais figée, incapable de reprendre le contrôle de mon corps, incapable de savoir si je le laissais prendre le contrôle et lui sauter dessus pour l'embrasser encore ou si je laissais mon cerveau commander et reprendre le contrôle de la situation. Encore une fois, il fut plus rapide que moi, plus dans la maîtrise et pris place derrière le volant en me disant d'y aller, de faire ce que j'avais à faire. Je respirais difficilement, posant mes mains sur mes hanches, regardant le sable en essayant de reprendre mes esprits. Par réflexe, je léchais mes lèvres, goûtant les dernières gouttes de son baiser sur le bout de ma langue, fermant les yeux dans une veine tentative d'imposer à mon coeur de ralentir le rythme de ses battements frénétiques. « Je... » Quoi ? Oui, bien, d'accord ? Faisons comme si rien ne s'était passé ? Faisons comme si ça ne faisait pas un mal de chien ?

Non. Non, je ne pouvais pas. Soupirant un bon coup, je plaquais le dos de ma main droite contre mes lèvres, mes yeux brûlant de trop contenir leurs larmes, le souffle me manquant d'avoir trop mal au cœur. « Je reviens », soufflais-je, le souffle court. « J'ai... j'ai besoin de quelque-chose au... au magasin... » Foutaise, mais il fallait que je m'en aille. J'avais besoin de m'éloigner à tout prix, de me retrouver seule, loin de lui. Alors je tournais les talons et sans un regard en arrière, je pris la direction de la baraque en bois qui m'avait servi de refuge cette dernière année. A chaque pas, j'accélérais le rythme, en arrivant presque à courir alors que j'entrais dans le bâtiment et prenait sans réfléchir la direction des toilettes. Je m'y enfermais, glissant contre la porte jusqu'à me retrouver assise à même le sol. Frissonnante, le cœur brisé, le corps en manque de cette chaleur à laquelle je n'avais plus goûté depuis un an avant aujourd'hui, je posais mon front contre mes genoux, ne cherchant plus à retenir les larmes. Celles-ci coulèrent abondamment. Silencieusement, mais à torrent. J'avais pourtant cru avoir pleuré toute ma vie les quelques mois suivant ma fuite. J'avais pourtant cru ne plus jamais pouvoir verser la moindre larmes. Je me trompais. Lorsqu'il s'agissait d'Emrys Snow, les gouttes salées étaient intarissables...
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